|
Selon les estimations de l'OMS et de l'ONUSIDA,
la séroprévalence de l'infection àVIH
chez l'adulte en Algérie serait de 0,1 % (entre 19000 et 25000 cas).
Le
premier cas deSIDA notifié en Algérie a été
diagnostiqué en décembre 1985; depuis cette date, le nombre
des cas a augmenté régulièrement pour atteindre un nombre
cumulé de 817 cas de SIDA et de 2707 notifiés au
30 septembre 2007.
Définitions

SIDA : Syndrome de
l'Immuno-Déficience Acquise VIH : Virus de
l'Immuno-Déficience Humaine *Syndrome : Ensemble de
signes. * Immuno-Déficience : Qui détruit les agents de
protections de l'organisme et empêche ce dernier de résister
aux infections. * Acquise : Qui n'est pas héréditaire,
qu'on attrape au cours de la vie.
Où se trouve le virus du SIDA ?
Dans tous les
liquides biologique de l'être humain et en particulier : Le
sang, le sperme, les sécrétions vaginales, le lait maternel.
Conditions de transmission
- Le virus du SIDA (VIH) est fragile
Il survit très mal et très peu longtemps en dehors de
l’organisme. Ce virus est notamment très sensible à la
chaleur puisqu’il ne survit par à 60°C. C’est pourquoi pour
infecter l’organisme, le virus doit pénétrer à l’intérieur
de celui-ci et rentrer en contact avec du sang exposé.
- Tout se passe comme si la transmission nécessitait une
quantité minimum de virus ou un « seuil » pour provoquer une
infection. Au dessous de ce seuil, l’organisme arrive à
se débarrasser du virus et l’empêcher de s’installer.
- Le virus a été retrouvé principalement dans le sang le
sperme et les sécrétions vaginales des personnes infectées.
Ces liquides sont les principaux véhicules de transmission
du virus.
Les modes de transmission
- Le mode de
transmission majeur
Les relations sexuelles avec
pénétration anale ou vaginale, qu’elles soient
hétérosexuelles ou homosexuelles, peuvent transmettre le VIH
(virus du SIDA).
La fragilité naturelle des muqueuses
génitales fait qu’elles sont souvent le siège de
microlésions et de micro inflammations.
La
contamination se ferait plus facilement par les lésions
microscopiques qui ont lieu au cours de la pénétration.
Ceci permet le contact du virus présent dans le sperme ou
dans les secrétions vaginales avec le courant sanguin ou
lymphocytes du receveur. Toutes les pratiques sexuelles qui
favorisent les lésions et les irritations entraînent une
augmentation du risque de transmission. Cependant la
transmission peut se faire même si les muqueuses sont
intactes.
Toute infection génitale en particulier
ulcérative chez l’un des partenaires augmente énormément les
risques de transmission (herpès, ulcération génitale,
gonococcie, syphilis, chlamydia, mycoplasme). Les lésions au
niveau du prépuce (balanite) facilitent l’infection chez
l’homme.
Les relations anales seraient les plus
infectantes car elles sont les plus traumatisantes.
Le risque d’infection augmente naturellement avec le nombre
de relations sexuelles mais une seule suffit et ce peut être
la première.
Il existe des données qui montrent que
le risque de transmission de l’homme a la femme est plus
important que dans le sens femme – homme. Chez la femme le
période des règles est la plus infectante du au fait du
saignement.
Les contacts oraux-génitaux (entre bouche
et sexe : fellation et cunnilingus) peuvent théoriquement
transmettre le VIH s’il existe des lésions dans la bouche ou
sur le sexe.
Le baiser peut il transmettre le virus ?
Non. Il n’y a pas de transmission par les baisers même
profonds. Toutefois la transmission par cette voie est
théoriquement possible si du sang contaminé entre en contact
avec une lésion dans la bouche du receveur.
La
masturbation entre partenaires peut-elle transmettre le
virus ?
Non. Cependant, il faut éviter le contact des
secrétions génitales avec une palie ouverte éventuelle.
- La transmission par le sang

Transfusions et
injections de produits sanguins.
Cette éventualité de
transmission devient exceptionnelle aujourd’hui en raison du
contrôle obligatoire de tous les échantillons de sang depuis
1990.
Seringues et instruments souillés
Les
seringues et aiguilles contaminées peuvent, si elles sont
partagées, transmettre le virus. Ceci concerne les
utilisateurs de substances injectables qui se piquent avec
la même aiguille ou seringue.
Les aiguilles
d’acupuncture et de tatouage, les lames de rasoir, etc.,
peuvent elles transmettre le virus du SIDA ? Aucun cas
n’a jamais été rapporté. Cependant un risque théorique
existe. - Les instruments servant à percer la peau
(aiguilles d’acupuncture, de tatouage, de perçage
d’oreilles) doivent être désinfectées a chaque utilisation
comme tout instrument médical. - Le instruments de soins
corporels (ciseaux de coiffeur, pinces, etc.) : ils doivent
être nettoyés a chaque utilisation avec une solution
désinfectante.
- Transmission de la mère a l’enfant

Cette transmission
peut se faire pendant la grossesse à travers le placenta ou
bien au cours de l’accouchement. Une femme séropositive a
20 à 30ù d’avoir un bébé infecté. On sait aujourd'hui
qu’un traitement de la mère et de l’enfant par un antiviral
réduit ce risque d’environ 5%. Après la naissance,
l’allaitement est une source potentielle de contamination.
Existe-t-il d’autres modes de transmission ?
La salive, les larmes et autres liquides transmettent-ils le
virus ?
Malgré la présence du virus dans les
larmes et la salive, il n’y a aucune transmission documentée
par ces vésicules.

Le baiser sur la joue
ne comporte aucun danger. Le baiser profond pourrait être
dangereux dans une situation bien précise : si le partenaire
receveur d’une salive teintée de sang avait des lésions de
la muqueuse buccale qui constituerait une porte d’entrée
pour le virus.
Signalons enfin l’impossibilité de
contamination salivaire par l’intermédiaire d’ustensiles
souillés (cuillères, fourchettes, verres) ou par
l’absorption d’eau de piscine ou de baignoires. De
nombreuses études dans les familles ou vit une personne
séropositive n’ont révélé aucune transmission par les
contacts de tous les jours.
- Les moustiques
transmettent-ils le virus ?
Il n’y a aucune
preuve de la transmission du virus du SIDA par des
moustiques ou par tout insecte piquer.
- Les
animaux domestiques transmettent-ils le virus ?
La réponse est non. Les animaux domestiques, tels que
chiens, chats, oiseaux, etc.,ne sont pas des porteurs du
virus du SIDA et donc ne peuvent pas le transmettre.
Le Virus du SIDA ne se transmet pas ...
- Par la poignée de main et
l'embrassements. - Par la toux et les éternuements. -
Par les aliments et les ustensiles de cuisine. - Lors des
visites aux personnes atteintes. - Par les piqûres
d'insectes. - Par l'usage collectif des toilettes des
douches, des hammams et de la piscine.
La prévention
Le virus du sida se transmet principalement par la voie
sexuelle et la voie sanguine.

- La prévention de
la transmission sexuelle Le virus est présent en forte concentration dans le
sperme, les secrétions vaginales et le sang.
Les
relations sexuelles, homosexuelles ou hétérosexuelles, avec
pénétration anale ou vaginale comportent un risque élevé de
transmission du virus VIH. Les relations sexuelles avec
pénétration anale seraient plus a risque. La présence de
certaines autres IST qui créent des lésions génitales peut
favoriser la transmission du virus.
Le contact de la
bouche avec le liquide pré-éjaculatoire, le sperme ou les
secrétions vaginales comporte un risque de transmission si
il y a une lésion dans la bouche.
Utiliser des
préservatifs
Préservatif masculin
C’est
une enveloppe de caoutchouc qu’on enfile sur le pénis en
érection.
1. Choisir des préservatifs de latex,
lubrifiés, satisfaisant aux normes (NF). 2. Vérifier la
date d’expiration sur la boite. 3. Ouvrir le sachet avec
délicatesse, faire attention aux objets pointus tels que les
bagues qui peuvent le percer. 4. Mettre le préservatif en
place avant tout contact génital. 5. Pincer le bout
réservoir pour expulser l’air. 6. Dérouler le préservatif
jusqu'à la base du pénis. 7. Il est recommandé d’utiliser
un lubrifiant a base d’eau. Eviter d’utiliser un lubrifiant
a base d’huile comme la vaseline qui pourrait endommager le
latex. 8. L’addition d’une mousse spermicide augmente
l’efficacité. 9. Il faut se retirer et retirer le
préservatif en le tenant a sa base avant que l’érection ne
soit tombée ceci afin d’éviter les fuites de sperme. 10.
On n’utilise un préservatif qu’une seule fois. Jetez les
soigneusement à la poubelle car les préservatifs ne sont pas
biodégradables.
Le préservatif a fait ses preuves
dans la prévention de toute maladie sexuellement
transmissible.
- La
transmission par le partage d’aiguilles et de seringues
souillés

La transmission du
virus du SIDA parles piqûres de drogue (seringues,
aiguilles..) est une raison supplémentaire pour éviter de
s’injecter des drogues ou pour cesser de se droguer. Si
vous choisissez de continuer à vous injecter des drogues ou
si vous utilisez d’autres produits injectables : - ne
partagez jamais les seringues et les aiguilles ; -
utilisez à chaque fois une seringue et une aiguille jetable
neuve ou une seringue et une aiguille que l’on peut
désinfecter à l’aide d’une des trois méthodes suivantes :
1) rincer et immerger la seringue ou l’aiguille pendant 10 à
15mn dans de l’alcool ou dans de l’eau de javel diluée, la
rincer à nouveau. 2) Faire bouillir dans l’eau de 10 à
15mn. 3) Introduire de l’eau de javel dans la seringue e
t l’aiguille. Ce procédé doit être effectué deux fois de
suite et doit être suivi de deux rinçages à l’eau fraîche.
N’acceptez pas de traitement d’acupuncture, de tatouage ou
d’autres procédés si les aiguilles ne sont pas stérilisées.
Les instruments de toilette tranchants doivent être
désinfectés à la chaleur ou avec un antiseptique avant de
servir à une autre personne. Les coiffeurs et les manucures
sont tenus de respecter ces mesures élémentaires.
Ne
partagez pas de seringues On peut éviter le virus du
SIDA.
La transmission sexuelle et le partage de
seringues sont les deux sources les plus importantes de
transmission. Dans ces domaines, on peut agir pour se
protéger.
- Transmission de la mère infectée à son
fœtus
Toute femme qui croit avoir été infectée
devrait consulter u médecin avant de concevoir un enfant ou
aussitôt que possible si la grossesse est déjà commencée. Le
risque de transmission de la mère infectée à son enfant se
situe entre 20 et 30% selon les pays. On sait aujourd’hui
qu’un traitement de la mère et de l’enfant par antiviral
(AZT) réduit ce risque environ de 5%...
Règles d'éthique à respecter
Le dépistage du virus du SIDA -
Doit être volontaire et gratuit, - Doit respecter
l'anonymat, - Les résultats ne doivent être communiqués
qu'à l'intéressé (confidentialité).
Droits des
personnes vivent avec le VIH/SIDA : - A Ne doivent pas
subir de discrimination au sein de leur famille, dons leur
entourage et sur les lieux de travail. - Ont droit aux
soins et à la prise en charge (médico-psycho-sociale).
Devoirs des personnes vivent avec le VIH/SIDA : - Ne
doivent pas contribuer à infecter autrui, - Sont tenus de
respecter les conseils de prévention prodigués par leur
médecin traitant.
|